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5 conseils pour mieux vivre avec la peur

Nous avons tous, en tant qu’être humain, connu cette émotion désagréable qu’est la peur. Le cœur s’accélère et on le sent battre fort dans la poitrine. Les mains deviennent moites ou se refroidissent (selon les personnes). Les pensées se troublent et on a l’impression de devenir complètement bête (surtout si la peur nous saisi lors d’une présentation orale). C’est le cerveau émotionnel qui s’emballe, la partie la plus primitive de notre cerveau. Il n’est pas contrôlable par la simple volonté (se répéter : « n’ai pas peur, n’ai pas peur » ne sert à rien).

Certaines personnes vivent au quotidien avec plus de peurs que d’autres, ce sont les anxieux et les personnes ayant un manque de confiance. La peur fait partie des 2 émotions de base (avec la honte), que les timides et anxieux sociaux éprouvent au quotidien. Voyons comment mettre vos appréhensions en sourdine.

Avoir peur (parfois) c’est normal

La peur est une réaction normale du corps face à un danger que nous avons hérité de nos lointains ancêtres. A l’époque où l’homme (mais aussi la femme), vivait encore dans la jungle sauvage, la peur a été un élément essentiel de la survie de l’espèce. Si Mr Australopithèque allant faire sa cueillette matinale de fruits et de racines, tombe nez à nez avec un lion et qu’il a oublié son kit du chasseur à la grotte, et bien il est dans la merde. Là Mr Australopithèque va ressentir une très grande peur, il va perdre confiance, son corps va automatiquement se préparer à la fuite ou au combat. Son cœur va accélérer pour envoyer plus d’oxygène et de sang dans les muscles. Cela va lui permettre de courir encore plus vite que d’habitude ou va augmenter sa force pour se battre (s’il choisit cette option).

Si jamais le monsieur s’en sort vivant et bien il le doit en parti à la réaction de peur. De même l’appréhension naturelle face au vide chez les jeunes enfants va les prémunir de trop s’en approcher et d’éviter les accidents. Donc la peur est une bonne chose si c’est pour faire face à un danger réel (une peur rationnelle).

Mais parfois, il n’y a pas de réel danger face à nous. Comme lors d’une prise de parole public (les gens ne vont pas nous attaquer), ou lors d’un rendez-vous amoureux, il n’y a aucun danger (une peur irrationnelle). Cette anxiété et ce manque de confiance deviennent alors handicapant si la peur est trop forte. Un léger stress est ok, tout est question de dosage.

 

Gérer ses angoisses en les acceptant

Bien que Maître Yoda nous dise: « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine … mène à la souffrance. »
Que vos angoisses soient fondées ou non il va falloir que vous les acceptiez et arrêtez de nier que vous les éprouvez. Il n’y a pas de honte à ressentir de la peur, c’est une réaction normale et incontrôlable (du moins directement). Une personne aussi brillante que Jean-Jacques Rousseau éprouvaient une forte anxiété sociale et avez peu confiance en lui dans ses relations. Donc éprouver de la crainte ne dit rien sur votre valeur d’être humain. Vous n’êtes pas réductible qu’à cela.

Ne plus avoir peur: c’est possible?

Supprimer toutes vos peurs : inutile d’essayer, c’est mission impossible car la peur est inscrite en l’Homme.

Par contre on peut apprendre à l’apprivoiser et diminuer les craintes irrationnelles à un niveau tolérable. Pour cela renseignez vous bien sur l’objet de vos peurs. Si par exemple vous avez peur des araignées alors allez chercher de l’info sur elles (internet, livres, etc.). L’inconnu fait peur donc informez-vous. Apprenez des techniques de relaxation peut aussi vous aider.

Le plus important c’est d’être actif par rapport à ses peurs et savoir qu’il existe des solutions pour les diminuer. Cela aura également pour effet d’augmenter votre confiance en vous.

Exposez-vous !

Vos peurs non fondées vous les avez apprise (expérience traumatisante, imitation de modèles, souvent les parents). Alors vous pouvez les désapprendre et adoptez de nouveaux comportements.

Pour cela il va falloir arrêter de fuir les situations qui vous font peur car cela ne fait qu’aggraver la peur. Il faut prendre confiance dans votre capacité à gérer la peur. Ne pas essayer de ne plus avoir peur, mais plutôt essayer de faire les choses malgré la peur. On peut prendre pour cela l’exemple d’Henri de la Tour d’Auvergne qui se dit avant d’aller au combat: « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ! ». Donc même les grands guerriers éprouvaient de la peur. Le courage réside dans le fait d’affronter ses peurs. Il n’y a pas de courage à affronter un danger si on ne ressent aucune peur.

Mais il y a des manières de s’exposer à l’objet de ses peurs afin que cela apporte des résultats en terme de confiance en soi. Car le but est pour nous d’agrandir notre zone de confort pour qu’au final la peur redescende à un niveau acceptable. Je parle de ces techniques dans d’autres articles du blog.

Allez jusqu’au bout de vos scénarios catastrophes

Une manière d’être actif est déjà de réfléchir vraiment à vos craintes. C’est-à-dire déroulez tout le fil du scénario catastrophe que vous imaginez dans votre esprit.

Prenons un exemple : vous avez une réunion de prévue et vous allez devoir vous exprimer. Vous manquez de confiance à l’oral.
Peut-être vous allez penser : je ne vais encore pas trouver mes mots, je vais bégayer, ils vont me trouver nul, etc. Toutes sortes de pensées négatives. Alors ne vous arrêtez pas là dans vos pensées et allez au bout de la réflexion. Qu’est ce qui va se passer si je bégaye ? Les autres risquent de rire. Qu’est ce qui va se passer s’ils rient ? Je serai mal à l’aise. Qu’est ce qui va se passer si je suis mal à l’aise ? Et bien rien du tout.
En appliquant cette méthode on s’aperçoit qu’au bout d’un moment on n’a plus d’arguments. Et au final, même si le pire scénario arrive ce n’est pas si catastrophique que ça en fait.

Source : La Force des émotions : Amour, colère, joie de Christophe André

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